Centrafrique : Elles sont élèves et étudiantes déplacées à la mosquée centrale de Bangui

Femmes et filles musulmanes déplacés à la Mosquée Centrale de Bangui

Femmes et filles musulmanes déplacés à la Mosquée Centrale de Bangui

Plus de 139 étudiantes et 204 élèves du site de déplacés de la mosquée centrale à Bangui se plaignent de leur situation d’étude. Selon les témoignages recueillis sur place, ces dernières se disent abandonnées à leur triste sort et lancent un cri d’alarme à l’endroit du gouvernement.

La crise militaro-politique du 24 mars 2013 a fait plusieurs victimes et a poussé de nombreuses personnes sur des sites de déplacés dont celui de la mosquée centrale dans le troisième arrondissement de Bangui. Mais, les conditions de ces derniers sont difficiles surtout celles des étudiantes et des élèves qui y vivent, alors que le gouvernement a lancé en Décembre 2016 une campagne dénommée «Noel à la maison » pour le retour des déplacés.

Selon Mahamat Ali, vice coordonnateur de ce site « la majeur partie de ces filles ne vont plus à l’école à cause de la précarité des conditions de subsistance, de la stigmatisation de la part des étudiants ou élèves avec qui elles étudient et aussi à cause de la peur d’être prise à parties sur le chemin de l’école ».

Ces élèves et étudiantes, à majorité musulmane, vivent depuis  décembre 2013 sur ce site. Elles trouvent difficilement de quoi à se nourrir. Ces élèves et étudiantes éprouvent aussi des difficultés liées aux matériels tels que les cahiers, les supports des cours que les professeurs leur demandent d’acheter ou photocopier. Parfois, elles se confrontent à des difficultés pour payer les frais d’inscription.

Mademoiselle Kadidja Midjiyaoua, étudiante en année de maitrise en Géologie appliquée à l’Université de Bangui ayant perdue deux années, déplore leur condition d’étude : « Les conditions difficiles ne nous permettent d’étudier comme les autres .Nous lançons un appel à l’endroit du gouvernement, des partenaires au développement, des ONGs  de nous aider,  car c’est depuis cinq ans que nous vivons  sur ce site. Les jeunes représentent l’avenir d’une nation et qu’il n’est pas juste de ne pas s’inquiéter de leur avenir. Car un pays sans une jeunesse instruite est un pays sans avenir » a-t-elle lâché.

Salira Moussa, est élève dans un lycée privée. Elle a perdu 2 ans avant de reprendre cette année, « c’est suite à l’insécurité que le km5 a connue. C’était par peur mais cette année, ça va un peu, on brise petit à petit la peur pour étudier », a-t-elle lancé avec assurance que la situation de la sécurité pourra définitivement tourner à leur faveur.

Cette plainte arrive au point où on parle de l’objectif 5 des Nations-Unies pour les Objectifs du Développement Durable de 2030, et la loi votée par les parlementaires centrafricains instituant la parité de genres en Centrafrique.

Cette publication est une série d’article appuyée par OXFAM, en faveur des femmes blagueuses qui parlent des femmes déplacés et retournées. Le contenu n’engage pas OXFAM.

Manuella Gotto

 

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