Centrafrique : Le secteur médiatique toujours en difficulté

Télévision Centrafricaine

Télévision Centrafricaine

Le président de la République Centrafricaine Faustin Archange Touadera totalise un (1) à la magistrature suprême. Durant la première année de son mandat, certaines promesses tardent à se concrétiser.

Dans son discours d’investiture le 30 mars 2016, Faustin Archange Touadera avait promis de sortir le pays de la crise militaro-politique et de le remettre sur le chemin de la paix, la sécurité et de la cohésion sociale.

Quel bilan pour la communication et de l’information ?

Le président Faustin Archange Touadera, dans son discours d’investiture n’avait nullement fait mention de ce secteur d’activité qui est la communication et l’information. Un secteur qui a joué un rôle important dans l’accompagnement du processus électoral en Centrafrique. A côté des priorités phares, le Président de la République Faustin Archange Touadera  avait  promis  des solutions pour un Centrafrique nouveau : « mes chers compatriotes, je me suis engagé à mettre en œuvre, avec vous, en cinq ans, dans tous les domaines, mes solutions pour une République Centrafricaine nouvelle».

Il a promis de s’engager par ailleurs à travailler ardemment pour qu’ensemble avec le peuple centrafricain, ils puissent apporter le renouveau.

Les médias publics comme privés, la situation n’a pas évolué en un an de pouvoir de Touadera, comme constate un personnel du public, « avec l’arrivé de notre équipe au sein de la station nationale, il y a eu un peu d’amélioration dans nos productions par rapport à ce que la radio produisait avant le mouvement du personnel qui a eu lieu au sein du ministère de la Communication et de l’Information. Par ailleurs, la radio doit augmenter son personnel, avoir des équipements et pallier rapidement aux problèmes des locaux qui sont occupés de l’autre côté par la Télévision centrafricaine et la Radio de l’autre », a-t-il indiqué.

Selon un observateur du monde médiatique Centrafrique, il n’y a pas eu de l’amélioration dans le secteur médiatique notamment la Radio Centrafrique pendant la 1ère année du mandat exercé par le Président de la République.  « Les médias d’État ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes​, malgré l’arrimage au numérique, les productions sont de piètre qualité. Beaucoup reste à faire. Nous en sommes encore aux vœux pieux. Aux discours d’intention pour ne pas parler de démagogie», a-t-il critiqué.

Cet observateur propose par ailleurs à la Radio Centrafrique de mener des actions fortes, concrètes. « Il est impératif d’avoir des ressources Humaines, du personnel qualifié ; à défaut, recycler et/ou renforcer leurs capacités. La radio nationale doit avoir un budget conséquent et du matériels​. Nous savons que le passage au numérique impose la mise à disposition du matériel adéquat, des locaux appropriés et des moyens logistiques​ de tout type », propose-t-il.

Le secteur médiatique centrafricain tant public que privé reste un secteur qui se confronte à des multiples problèmes. La Radio, la Télévision et l’Agence Centrafricaine de Presse rencontrent des mêmes problèmes en ressources humaines, en équipement, en formation et autres.

Les médias privés sont toujours en bras de fer avec la famille Patassé pour le local de la maison de la presse dont ils ont été délogés. La liberté de la presse surtout presse privée n’est pas garantie. Un journaliste de la presse écrite a été arrêté à l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB), alors qu’il critiquait le non-respect de procédure dans la signature d’une convention, alors qu’elle devrait passer par l’Assemblée nationale comme dit la Constitution.

La relation entre la presse privée et le pouvoir n’est pas au beau fixe. Journalistes menacés, intimidés, arrêtés, chassés de la maison de la presse…tel est le tableau sombre en cette première année du pouvoir de Touadera.

Par Inès Laure N’gopot

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