Centrafrique : Rétrospective d’actualité humanitaire

Fuite des réfugiés Centrafricains vers le Tchad

Fuite des réfugiés Centrafricains vers le Tchad

La Situation humanitaire en Centrafrique semble ne pas se stabiliser au regard de plusieurs incidents sécuritaires et catastrophes naturelles depuis la fin du mois de mars 2017.

1-     Plus de 4 987 personnes sont désormais sans abris. C’est le bilan de l’incendie sur le site de Kaga-Bandoro. Selon les autorités locales, 414 ménages victimes de l’incendie ont l’intention de retourner dans leur quartier d’origine à condition que ce dernier soit sécurisé par la Force internationale. La Ministre des affaires sociales et le coordonnateur humanitaire sont attendus le 15 avril

2-     Le 5 avril, une tempête s’est abattue sur Batangafo : le bilan est de quatre personnes mortes et 13 blessées et d’importants dégâts matériels notamment la destruction des toitures du lycée, de deux bâtiments administratifs et de plusieurs maisons. Le site de déplacés de Batangafo est installé sur une zone exposée aux intempéries, les personnes déplacées font donc face à des conditions extrêmes de survie.

3-     150 maisons ont été détruites au village SCAD situé à 25 kilomètres de Mbaïki. Ces maisons ont été détruites par la pluie qui s’est abattue sur ce village dans la nuit du 06 avril dernier.

4-     Environ 115 ménages composés de 556 personnes (184 femmes, 165 hommes, 207 enfants) ont perdu leurs maisons à la suite d’une forte pluie survenue le 28 mars au village Yongneguene, 30 Km au Nord de Berberati). Les sinistrés ont besoin d’une assistance d’urgence en abris. La route entre Berberati et Carnot est fortement dégradée, et la situation est susceptible de s’empirer en cette saison pluvieuse.

5-     Les 5 et 6 avril, deux convois des partenaires humanitaires ont été attaqués par des groupes armés respectivement sur les axes Batangafo – Bouca et Batangafo – Kabo et  illustre les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles l’action humanitaire doit se déployer.

6-     Environ 2 620 personnes déplacées et 3 personnes tuées, un homme, une femme et un enfant dans la Sous-préfecture de Bakouma suite aux derniers affrontements (20 mars) entre groupes armés à Bakouma, et aux multiples incursions des groupes armés dans les localités

7-     Différentes problématiques humanitaires suite à des incidents de sécurité ont affecté les préfectures du Mbomou et Haut-Mbomou du 02 au 07 avril. Des incursions ont eu lieu notamment le 2 avril, dans le village Bahr situé 40 km de Zemio (axe Zémio-Rafaï). Le 03 avril, c’est le village Aliwali (Pk 10 de Zemio, sur le même axe), qui a été attaqué. Le 5 avril, un véhicule transportant les intrants d’une organisation humanitaire, a été attaqué à 12 km de Rafai (axe Rafaï-Zemio). Les contraintes logistiques et sécuritaires limitent l’accès humanitaire.

8-     Certains groupes armés qui se montraient jusque-là hostiles à l’intervention des humanitaires au quartier Gobolo, ont assuré les humanitaires de Bria qu’ils peuvent finalement intervenir dans ledit quartier sans aucune entrave. Cette évolution résulte de l’action de plaidoyer qui a été menée cette semaine par OCHA et certains acteurs humanitaires de Bria.

9-     Un climat de psychose est observé dans la ville de Kouango depuis le 30 mars. La population locale craint une accentuation de la tension entre deux communautés locales. Des conséquences humanitaires découlant de cette situation sont des déplacements pendulaires/préventifs de personnes de certains quartiers vers d’autres. Aussi, par peur d’une dégradation de la situation sécuritaire dans la ville de Kouango, certains partenaires humanitaires ont dû suspendre momentanément certaines de leurs activités durant la semaine du 3 avril.

10-  Au cours de la période du 19 mars au 4 avril, environ 10 306 nouvelles personnes déplacées ont été enregistrés à Bambari. Ces arrivées portent à 57 000 l’effectif total de déplacés enregistrés dans la ville de Bambari (Chiffres CMP Bambari au 6 avril) et à 77 792 le total des déplacés dans la Préfecture de la Ouaka.

11-  Le 7 avril, un partenaire a pu organiser une distribution alimentaire à Bambara, 27 Km au Sud de Paoua, en faveur de 800 ménages ciblés dont plus de 60% constitués des femmes et d’enfants. Cette opération a eu lieu grâce à la sécurisation de la zone de distribution par la force de la MINUSCA. Ce village avait fait l’objet d’attaque en octobre 2016 au cours de laquelle plus de 300 maisons ainsi que d’énormes quantités de récoltes ont été incendiées et plus de 4 000 personnes  s’étaient réfugiées en brousse.

Source d’information : OCHA 10 avril 2017

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