Centrafrique : “Vérité sur les évènements de Bangassou, Alindao et Bria”, selon un témoin

des rebelles dans un véhicule

des rebelles dans un véhicule

La crise que les habitants de Bangassou, Alindao et Bria ont connue ces dernières semaines, relève d’une machination dont l’objectif est de fragiliser le pouvoir de Faustin Archange Touadera. Un témoin qui a participé aux évènements, l’a confirmé dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction (NDLR : Sangbilegue).

Les violences meurtrières de Bangassou, Alindao et Bria qui ont fait plus de 300 morts, des blessés et des milliers de déplacés, ne sont pas fortuites, selon un ancien rebelle qui a été engagé dans  l’entreprise. Selon le témoin, c’est depuis le mois d’avril 2017 que les recrutements ont eu lieu à Bossangoa. Sans donner de noms, la source a confié que plusieurs jeunes, anciens Faca, anciens rebelles ont été réunis dans cette ville où on leur a fait comprendre qu’il fallait tout mettre en œuvre pour faire disparaitre l’UPC de Ali Daras, « après Bossangoa, nous avons rejoint Bambari à bord de moto mais sans arme car il nous a été dit que les matériels devraient être livrés sur le terrain » explique cet ancien combattant  qui indique, « qu’une fois à Bambari, un groupe devrait attaquer l’UPC de Ali Daras basé à Alindao et un autre s’ébranler sur Bangassou pour bloquer son éventuelle progression. Voilà le sens premier de ces attaques » confie-t-il.

La même source avance qu’il y avait des objectifs cachés, « mais sur ce qui nous était expliqué, il y avait d’autres visées. Il fallait anéantir l’UPC pour éviter que le mouvement décide de contre carrer notre mission officieuse et affaiblir le contingent marocain basé à Bangassou où un gros porteur devrait atterrir pour nous livrer des armes et munitions pour la création de deux rebellions, une dans le Haut Mbomou et l’autre dans la Basse Kotto » explique ce témoin. De sources bien informées, de nombreux mercenaires venus du Soudan, de la RDC et de l’Ouganda ont participé à l’attaque de Bangassou.

Visiblement, les choses n’ont pas marché comme prévu, « le groupe de Alindao a attaqué sauf que l’ennemi n’a pas été réduit à néant. Il a malheureusement eu le temps de réagir en attaquant les civils après l’attaque. A Bangassou non plus nous avons pu prendre l’aérodrome pour que nos matériels soient livrés à cause de la résistance des casques bleus appuyés par des renforts » confie-t-il.

Selon nos informations, à Bria il était question au départ de venger la mort de Joseph Zoundeko, tué dans un raid de la Minusca. Toutes ces attaques ont été montées pour fragiliser le pouvoir de Bangui en créant des sentiments d’exaspération au sein de la population afin que le président de la République soit accusé de faible face aux groupes armés. En fin de compte, les auteurs de ces troubles voudraient pousser les leaders à s’en prendre au président de la République dans le but de décrocher son départ.

Les gens ont voulu créer deux rébellions dans cette partie de la RCA pour faire pression vu que les 14 groupes armés qu’ils utilisent jusque-là, ont tous rejoint le processus DDRR. Plusieurs combattants ayant compris le mobile de l’action, auraient quitté les rangs. Certains ont décidé de se confier à la presse pour dénoncer cette machination dans l’objectif est d’assouvir les appétits politiques de certaines personnalités.

Pour le moment, il est difficile de connaitre avec exactitude les noms des commanditeurs puis que la source qui s’est confiée n’a pas souhaité avancer des noms mais la rédaction continue les investigations pour qu’un jour la vérité éclate.

La rédaction

Source : https://sangbilegue.wordpress.com/

https://sangbilegue.wordpress.com/2017/06/01/les-evenements-meurtriers-du-sud-est-teleguides-depuis-bangui-selon-un-temoin-capital/

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